Les Cigales vont bientôt avoir 30 ans d'existence. Est-ce qu'on devient cigalier en 2012 comme on le devenait en 1983 ?


Le démarrage des Cigales, dans les années 80, vient d'une réflexion d'un groupe de personnes très ancrés dans la recherche d'alternatives sur le plan économique notamment face à une frénésie naissante envers l'investissement en bourse.


Aujourd'hui, ces motivations existent encore. Mais la force et la proximité des crises financières et leurs conséquences, que nous avons pu constater ces dernières années, ont bouleversé le rapport des citoyens avec leur épargne.
En effet, depuis 2008 de plus en plus de citoyens s'interrogent sur l'utilisation de leur épargne et vont au-delà : ils passent à l'action.

D'une part se manifeste la volonté d'être maître de ce que l'on fait de son épargne, de l'utiliser pour des projets au plus près de chez soi, pour des projets concrets. D'autre part, on se rend bien à l'évidence que tous ces maux qui ont une taille démesurée, voire mondialisée, et dont on nous ressert toute la litanie des implications qu'ils induisent, à titre individuel ou même dans un petit collectif nous n'avons pas d'emprise dessus. En revanche, il n'est pas temps d'attendre que
toute solution vienne d'en haut. Il faut agir à notre échelle.

Ce que nous construisons avec notre épargne, en choisissant l'orientation qu'elle porte, c'est une économie réelle et solide, avec des valeurs plaçant l'homme, et la femme, au coeur de nos préoccupations, entremêlée de rapports humains et de liens sociaux.