N° mars/avril 2009

EDITORIAL

Nous sommes tous conscients, et nous nous le redisons régulièrement, que l’accompagnement des porteurs de projet dans la démarche de création d’entreprise, puis dans les premières années de développement, est aussi important, si ce n’est plus, que le financement que nos Cigales leur apportent.

Mais, entre un simple accompagnement moral et affectif, qui peut être ressenti comme gravement insuffisant, et un tutorat professionnel, dont nous savons que bien peu de Cigales disposent des personnes compétentes et expérimentées pour le prodiguer, il faut que le réseau CIGALES trouve, dans une société économique qui va vivre de profondes transformations, une voie et un positionnement spécifiques.

Cette spécificité pourrait se décliner ainsi :

  • L’accompagnement n’est pas le fait simplement d’une personne, le parrain, mais aussi d’un collectif, la Cigales,
  • L’accompagnement n’est pas la seule mise en œuvre de techniques ou d’expériences, mais est réellement porté par des valeurs fortes.

Pour maintenir, développer et adapter en permanence cette spécificité de l’accompagnement des Cigales, je pense qu’il faut que l’Association des Cigales de Bretagne propose simultanément :

  • Un « lieu » qui permette aux Cigaliers de réfléchir, d’échanger et de construire les valeurs qui sont le fondement de leurs actions auprès des porteurs de projet,
  • Des formations de grande qualité pour ceux des cigaliers qui ont la volonté (et la disponibilité) de s’engager dans une démarche de parrainage.

Le « lieu » que j’évoque plus haut pourrait prendre la forme de deux AG « d’échange et de partage », une en été, une en hiver, qui pourraient également se coordonner avec le projet d’Université des Cigales envisagée par la Fédération.

Quant aux formations, nous allons prochainement étoffer l’offre, au-delà des conférences thématiques passionnantes réalisées par Roger ABRAHAM. Mais la réflexion, l’échange, la formation, le transfert d’expérience, tout cela demande du temps. Et l’on constate que, bien plus que l’argent, ce qui manque le plus, ce qui est la denrée la plus rare, c’est le temps.

Or, si nous voulons véritablement mettre en œuvre de manière efficace cette solidarité active, que nous avons cherché et trouvé dans les Cigales, il faut, en plus de l’argent que nous y consacrons, donner un peu plus de notre temps.

Jean-François MICHON
Président